67 - L'Hôtel de l'Epervier

Qui se pose en terrasse du Lutétia, lorsque le soleil tourne à l’angle de Sainte-Croix, celui-là ne se pose pas de questions, Il savoure l’instant et… il a bien raison !

 

Pour autant… Peut-être est-il installé dans le fantôme des maisons situées entre la rue des Hennequins et du cul-de-sacs Barbecannes, à moins qu’il ne soit en plein milieu de cette impasse, à deux pas de l’Hôtel de l’Epervier.

 

L’Hôtel de l’Epervier ? C’est cet immeuble qui occupait l’espace devant la Salle de l’Institut et  le magasin Bauer.

Avant la Révolution, il appartenait à l’Hôtel-Dieu. Son rôle d’hôtel/auberge apparait dès les débuts de la presse locale, c’est à dire dans les années 1760, il est dit près de l’Hôtel-Dieu en vis-à-vis de la cathédrale.

 

Peut-être vendu (si ce n'est certainement) en tant que bien national lors de la Révolution, il appartient en 1793 à Jean Barthélémy CARPENTIER, un traiteur originaire de Picardie, lequel décède en 1804. Sa veuve poursuit l’activité quelques temps avant de mettre l’établissement en location. Louis Dominique DELAIR s’installe alors dans le lieu. A son décès en 1820, l’affaire passe à son gendre Pierre Marie GAUDY, un parisien qui était auparavant chef de cuisine dans la capitale. L’ordonnance royale du septembre 1825 valide le percement de la rue de Bourbon (Jeanne d’Arc) et l’élargissement de la place Sainte-Croix. L’hôtel de l'Epervier est démoli vers 1827...

Parcelle 751 : l'Hôtel de l'Epervier

Parcelles 753 et 338 : remises de l'hôtel

Archives municipales d'Orléans - Document 1 Fi 6-3 (plan de 1824)

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Commentaires : 1
  • #1

    Gentil Jean-Pierre (mercredi, 12 avril 2017 10:28)

    Bonjour,
    Suite à votre intéressant article sur l'hôtel de l'Epervier, je vous informe qu'au cours du XVIIIe siècle l'Hostellerie de l'Epervier était tenu par Jean-Claude Huquier (1711-1766), Maître Traiteur-Aubergiste et son épouse Marie-Madeleine Desnos. Pour information, ce M. Huquier était le cousin germain de notre célèbre Gabriel Huquier (1695-1772), Peintre, Graveur, Editeur et Marchand d'estampes à Paris, qui était natif d'Orléans. C'est d'ailleurs dans cet hôtel que descendait le peintre pastelliste Jean-Baptiste Perronneau (1715-1783) lorsqu'il venait voir ses amis orléanais dont Thomas-Aignan Desfriches. Voilà pour la petite histoire.....