66 - Si j'avais un marteau...

« Si j'avais un marteau 

Je cognerais le jour 

Je cognerais la nuit 

J'y mettrais tout mon cœur… »

 

Ca commence comme un refrain de chanson connue, et ça se termine sous la lame affutée d’une guillotine…

 

Alexandrine Frédéric HOUDEBINE, né en 1802 à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, épousa à 33 ans la fille d’un gendarme à pied ; tonnelier de profession, il habitait alors rue Croix de Bois, chez son père, au n°5.

 

Très tôt, la justice eut à s’inquiéter de ses faits et gestes. En 1825, il est condamné à 10 ans de réclusions pour des vols de futailles à Cléry. Ayant obtenu une remise de deux ans, il revient au pays. Inutile de chasser le naturel, il revient au galop… Le voici écopant de 20 années de travaux forcés pour des vols d’alcools. De retour à Orléans en 1858, après sa sortie du bagne, il passe à la vitesse supérieure, menant une vie dissolue, fréquentant les bordels locaux où il se noie dans l’alcool. Le fruit de son travail ne suffisant pas à subvenir à ses besoins, il opte pour une autre activité : attaquer la nuit « des vieillards sans force et sans défense » qu’il tue à « coups de marteau à la tempe », tout en prenant soin d’étancher le sang répandu avec des cendres…

 

L’une de ses victimes survivra, celle-ci le reconnaissant formellement, l’enverra à l’échafaud…

 

Ce personnage à la « physionomie ordinaire, un peu voûté du dos » sera exécuté le 18 juin 1865, place Saint-Charles, devant une foule de plus de 10 000 personnes.

 

Il était accusé :

  • De la tentative d’assasinat sur la personne de la veuve MEUSNIER, à La-Chapelle-Saint-Mesmin, en 1863.
  • Du meurtre de Sylvain DESOUCHES, un sabotier de 81 ans à Olivet, en 1864.
  • Du meurtre de Jean COURTIN, un vigneron de 68 ans, à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, en 1865.

Et suspecté :

  • Du meurtre d’Alexandrine GOMIER, veuve POULAIN, une débitante de tabac tuée à coups de marteau, à Villeneuve-Ingré, en 1859.
  • Du meurtre d’Etienne FEUILLÂTRE, un vigneron de 63 ans, à Saint-Jean-de-la-Ruelle, en 1860.
  • Du meurtre de Philippe Joseph PLUST, un marchand de farine de 63 ans, faubourg Bourgogne à Orléans, en 1862.
  • De la tentative d’assassinat de Mme DUMONT, une épicière d’Olivet, en 1862. Laquelle ne put donner que peu d’indices.

La Caserne Jeanne d'Arc (ou Saint-Charles) qui était située face à la place Saint-Charles (aujourd'hui la CAF), lieu des exécutions

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