55 - Du sucre à en devenir "gâteau" !

Rue Royale n°76

Si Orléans célèbre ses raffineries de sucre, elle oublie d’y associer ses nombreux pâtissiers et confiseurs. Un sujet qui mériterait une étude approfondie…

 

Je vous embarque rue Royale au n°76. Là, se trouvait au temps jadis une pâtisserie de renom…

Dans les années 1830, c’est un suisse, Jacques MENGOTTI qui régale les papilles ligériennes. Curieusement, les orléanais et les pâtissiers suisses c’est une histoire ancienne qui a perduré dans le temps. A la fin du XVIIIème siècle, au détour d’un acte notarié, il est évoqué une maison appelée Le Pélican où demeuraient les pâtissiers suisses.

 

Au n°76, après Jacques MENGOTTI, on trouvera Pierre Hippolyte BORDERIOU, son successeur direct en 1837. En 1851, le lieu est tenu par Alexis GERAULT. Dix ans plus tard, on y trouve Jules RENARD… Rien à voir avec l'auteur de Poil de Carotte ! Puis ce sera Charles RENARD, le fils. Dans les années 1890, c’est à nouveau un suisse qui officie : Gaspard YANKA. Viendra ensuite Paul LEMERLE et nous arrivons à André ARCHAMBAULT.

Orléans comptait parmi les dix villes les plus importantes de France au XVIIIème siècle. A fouiller le passé de la cité, dite johannique, je découvre l’existence de lieux au décors raffinés, dont… il ne reste rien ! Ainsi avons nous perdu il y a peu Les Musardises rue de la République… Pour ce qui est du n°76 de la rue Royale, je crois pouvoir dire : pas mieux ! Il me semble que les bombes ont fait place nette à cet endroit, pas en 1940, mais en 1944. J’ai le souvenir d’une photographie montrant la partie juste derrière la librairie Loddé, donnant elle sur la rue Jeanne Jeanne d’Arc, laquelle partie était éventrée, mais c’est à confirmer….

Stand de la maison archambault au salon de 1930

En 1927, Le Journal du Loiret évoque la pâtisserie du n°76 de la rue Royale :

 

« La maison Archambault (…) se sont ses friandises, que vous les nommiez pâtisseries, glaces ou confiseries. On sait que depuis longtemps, MM. Archambault, sont passé maîtres en cet art difficile et délicat qui consiste à confectionner, en un tourne-main, ces délicieuses petites pâtes et sucreries qui nous font venir l’eau à la bouche. Il n’est pas un seul gourmet, pas un seul gourmand (…) qui ne connaisse la maison Archambault. (…) Nul n’ignore sa devise : servir bon, rapidement et à des prix modérés . »

 

Pas la peine de saliver, le lieu n’existe plus…

Après le déblaiement des bombardements de 1940

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Commentaires : 1
  • #1

    Dransard (mercredi, 19 octobre 2016 09:31)

    Bonjour
    La photo que vous présentez date bien de 1940. Ensuite la partie restée debout a été bombardée en 1944 épargnant le magasin Loddé dont le retour sur la rue Jeanne d'Arc est restée debout
    Voir le l'album intitulé " Orléans meurtrie et libérée" de Roger Lemesle de 1945.
    Le magasin à droite de la photo est un magasin de vêtements pour hommes Henri Esders devenu après guerre l'enseigne Lacouchie