49 - Les quatre saisons...

De l’autre côté du boulevard Rocheplatte, c’est-à-dire hors ville, au début de la rue Chanzy, et pour être tout à fait précis au n°7, il existe l’une de ces belles maisons néogothique que l’on retrouve un peu partout à travers la ville.

Construite vers 1890, elle fut habitée par le comte Gustave BAGUENAULT de PUCHESSE jusqu’à son décès en 1922. Auparavant il logeait en son hôtel dans le haut de la rue Bannier, où il vivait avec son épouse Marie Thérèse Benoîte DESCOURS. Cette maison a disparu lors de la construction de la nouvelle église Saint-Paterne.

 

Si la maison au n°7 de la rue Chanzy offre toutes les caractéristiques du style néogothiques avec son appareillage en harpe, fait de pierres et de briques au motif losangé, son linteau de porte en accolade et ses pinacles à fleurons, ses fenêtres à meneau, et bien d’autres détails, elle présente surtout des culots, au niveau des fenêtres du rez-de-chaussée, illustrant les quatre saisons.

 

De plus, je vous invite à jeter un oeil sur l’arrière de la maison du côté de la rue du commandant Arago…

La porte d’entrée avec son linteau en accolade et ses pinacles à fleurons

Le printemps, temps du renouveau

L’été, temps des moissons

L’automne, temps des vendanges

L’hiver, temps des froidures

Avant la rue Chanzy : le drame

 

Le 23 août 1884, les époux BAGUENAULT de PUCHESSE « descendaient la rue Bannier, dans une voiture panier attelée d’un cheval » accompagnés de leur domestique François DESMAISONS. « En face de l’Hôtel du Loiret [au bas de rue Bannier], le cheval prit peur et s’emballa ». Alors qu'ils arrivaient place du Martroi, la roue de la voiture heurta le piédestal de la statue de Jeanne d’Arc, « il s’ensuivit un arrêt tellement brusque que la voiture se rompit et que les trois personnes qui s’y trouvaient furent projetées (…) sur le soubassement en pierre ». Le domestique décède peu de temps après. On pense un temps que Mme BAGUENAULT de PUCHESSE se remettra de cet accident, mais il n’en fut rien, elle rendit l’âme trois jours plus tard…

 

Gustave BAGUENAULT de PUCHESSE était avocat à la cour d’appel de Paris et docteur ès lettres, président de la compagnie des forges et fonderies d’Alais, membre du Comité des forges de France, administrateur de sociétés, catholique social et républicain libéral dès 1870, candidat à la députation face à Mgr Dupanloup, maire de Sandillon de 1900 à sa mort, rédacteur au Correspondant et au Journal des débats (de 1890 à sa mort), historien, correspondant de l’Institut, membre du comité des travaux historiques et scientifiques, président de la société de l’Histoire de France, président de la Société archéologique et historique de l’Orléanais, spécialiste du XVIe siècle français.

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Commentaires : 1
  • #1

    Pierre BOITON (mercredi, 25 mai 2016 09:39)

    et la dame Baguenault de Puchesse née Descours appartenait à la famille fondatrice de DESCOURS & CABAUD. J'ignorais que sa fin avait été accidentelle.