45 - La plus ancienne vitrine ?

Qui n’a pas fait du lèche-vitrine ? Eh bien, pour ma part… J’ai opté pour du observe-vitrine ! Ce n’est pas hyper tendance… Ca vient juste de sortir ! Le concept est simple, puisque cela revient à se promener le nez en l'air et à se dire : mais qu’est-ce donc ce que je vois ?!

 

 

Rue du Colombier, au n°28, j’avoue avoir eu un flash ! Un moment d’extralucidité ? Presque ! Il m’est revenu à l’esprit une lecture passée. Un de ces nombreux livres numérisés que l’on peut consulter en ligne sur le site de la BNF ; GALLICA pour ne pas le nommer !

Cette vitrine me semblait avoir de beaux restes de l’époque Restauration, soit entre 1815 et 1830. Prise de photos, comparaison avec mes sources bibliographiques, et… Bingo ! 

 

 

Je n’ai pas résisté au plaisir de tenter une restitution. Un mixte (im)probable entre deux vitrines parisiennes du faubourg et de la rue Saint-Antoine. J’ai poussé le vice jusqu’à user de l’orthographe d’alors. Ca fait très prétentieux, mais c’était pour le plaisir.

Extrait de la planche n°56 - BURY, Modèles de menuiseries, Paris, Bance aîné, 1825 - Disponible en ligne, en deux versions, sur Gallica (il suffit de cliquer sur ce lien et d'effectuer la recherche adéquate avec le titre)

Extrait de la planche n°59 - BURY, Modèles de menuiseries, Paris, Bance aîné, 1825 - Disponible en ligne, en deux versions, sur Gallica (il suffit de cliquer sur ce lien et d'effectuer la recherche adéquate avec le titre)

A la fin du XVIIIème siècle, la parcelle, où se situe le bâtiment actuel, appartient au Sieur LANDRÉ. En 1823, le propriétaire en est un certain NIORD, plâtrier de profession. Deux candidats possibles, le premier se prénomme Jérôme et il est bel et bien plâtrier, quant au second, fils du premier, ses prénoms sont François Jérôme, et il est marbrier de profession. D’où le clin d’oeil dans le nom de l’enseigne pour lequel j’ai opté dans ma restitution.

 

 

Malheureusement pour lui, François Jérôme s’éteint en 1824 à l’âge fort jeune de 37 ans. C’est sa veuve qui reprend l’activité, avec par la suite l’aide de leur fils Louis Pascal Casimir. 

Journal du Loiret, annonce de 1840

L’atelier est cédé à François GRISON, lequel déménage son activité en 1864 au n°12 du boulevard du chemin de fer ; actuel boulevard Alexandre Martin… 

Journal du Loiret, annonce de 1840

Écrire commentaire

Commentaires : 3
  • #1

    PYB (mercredi, 27 avril 2016 10:48)

    Excellent travail de détective tout comme pour vos autres articles. Je ne suis plus orléannais, mais j'apprécie car je redécouvre ma ville. Merci.

  • #2

    Joëllle Liberté (mercredi, 27 avril 2016 12:33)

    Merci pour cet article, passionnant, comme tous les précédents. Question : François GRISON aurait-il donné son nom à la rue éponyme située dans le quartier Carmes ?

  • #3

    adeline (mercredi, 27 avril 2016 18:35)

    Bravo Eric pour votre site, ses articles, vos recherches sont effectivement excessivement poussées !
    Au plaisir de cheminer à travers Orléans avec vous ;-)