Un pastel de Jean-Baptiste Perronneau (1715-1783)

Si vous avez eu l'occasion de visiter le Musées des Beaux-Arts d'Orléans, vous n'avez pas pu passer à côté des patels deJean-Baptiste Perronneau (Paris, 1715 - Amsterdam, 1783).

 

Le 31 mars 2016, à Paris par Artcurial, à été mis en vente aux enchères un portrait au pastel d’une femme au corsage orné de rubans roses, l'une de ses oeuvres.

 

Dimensions : 55 x 45 cm

 

Estimation : 15 000 € / 20 000 €


Provenance : 

Probablement resté dans la famille ou l'atelier de l'artiste
Vente anonyme, Paris, Hôtel Drouot, Me Delestre, 20 juin 1905, n° 1 (11.200 francs à Paulme)
Collection Georges Dormeuil, n° 153 du catalogue Paulme ;
Puis par descendance 

 

Dominique d'Arnoult, « Jean-Baptiste Perronneau, ca. 1715–1783. Un portraitiste dans l'Europe des Lumières », Paris, 2014, p. 314, n° 311 : 

 

« Le seul pastelliste pouvant rivaliser avec La Tour fut sans nul doute Jean- Baptiste Perronneau, de dix ans plus jeune que le maître de Saint-Quentin. Egalement membre de l'Académie royale, il expose régulièrement au Salon, où les amateurs louent son talent " plein d'esprit ", sa touche " si savoureuse et si hardie " et affirment qu'il pourrait prendre " un jour, des mains de M. La Tour, le sceptre du pastel ". Perronneau connut néanmoins une carrière plus itinérante, trouvant sa clientèle au sein des notables de province. Il connut un réel succès dans les villes de Toulouse, d'Orléans et de Bordeaux. 

 

Ce portrait, dont l'identité du modèle reste inconnue, nous montre le très grand degré de maîtrise auquel Perronneau était parvenu, visible ici dans la virtuosité avec laquelle le pastelliste a rendu les ruchés roses délicatement appliqués sur la robe noire et les reflets moirés des rubans de la même couleur placés autour du cou de cette élégante. » 

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