38 - Le temple...

Rue de Bourgogne, qui ne connait pas le temple ? Sa forme cylindrique l’impose dans le paysage urbain, on ne peut le manquer. Qui se souvient qu’auparavant s’élevait en ce lieu l’église Saint-Pierre-Empont ? La mémoire des hommes s’est effacée, mais celle des archives est restée, et c’est elles qui nous parlent… 

Au détour de la Révolution, les protestants se sont vu attribuer la ci-devant église Saint-Pierre-Lentin, pour en faire leur temple. Elle fut vendue en tant que bien national en 1791 à Robert COLAS-DESFRANCS, un des négociants importants de la ville. Elle passe ensuite dans les mains de Benoist LEBRUN, l’architecte qui transforma l’église Saint-Michel en théâtre ; théâtre dont il ne reste que la façade, puisque derrière celle-ci est venu se glisser l’hôtel de ville. Cette église de Saint-Pierre-Lentin est louée par la municipalité, qui la met à disposition des pasteurs. 

 

Début 1835, le consistoire de l’Eglise réformée envisage la construction d’un temple et d’une école. L’emplacement retenu étant celui de la fameuse église de Saint-Pierre-Empont, laquelle avait été adjugée en 1791 à BOYER, un entrepreneur, qui en déclara l’acquisition au profit de Louis HUBERT, un autre négociant orléanais… 

Archives municipales de la ville d'Orléans - Cote : 1 Fi 33

En juin 1835, les travaux sont adjugés. 1836, une histoire de fantômes fait trembler les bonnes âmes de la ville. Ces spectres sortiraient le soir venu des ruines de l’église. On pense à une mauvaise plaisanterie sans pour autant être vraiment rassuré… Les travaux avancent, et assez rapidement on constate de multiples défauts. L’architecte, François PAGOT, semble avoir adapté librement son plan initial au fil du temps et au gré de ses relations avec les entrepreneurs. C’est ainsi que l’on déplore le défaut d’étanchéité du vitrage de la coupole ; coupole que l’on sera obligé de remplacer au début du XXème siècle, du fait de son affaissement. Le chantier finit par aboutir et l’inauguration de ce lieu de culte fut programmée pour le mois de mai 1839.

 

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Commentaires : 1
  • #1

    Martine (mardi, 29 mars 2016 11:58)

    Calvin à Orléans:
    Calvin poursuit, à l'incitation de son père, des études de droit romain à l'université d'Orléans, où il a pour maître l'Orléanais Pierre de l'Estoile, qui lui commente aussi des auteurs antiques comme Aristophane ou Lucien.

    Lors de ses séjours à Orléans, Calvin loge chez un ami, Nicolas Duchemin, futur chanoine de Jargeau, puis curé de Darvoy et, enfin, official du Mans. La maison de ce dernier, sise 12 rue du Gros-Anneau (aujourd'hui impasse) fut démolie à la fin du 19e siècle pour faire place à la cour de la rue de l'Université (cf site d'Orléans