29 - On ne va pas faire tapisserie !

On ne va pas faire tapisserie, mais évoquer des tapissiers… Soit une maison fondée en 1831-1835 par Alexandre Frédéric LECOINTE, qui sera le décorateur de toutes les fêtes aussi bien sous Louis-Philippe que sous Napoléon III. Il s’installe rue Bannier au n°113, devenu n°107 en 1855-1856.

Mars 1865, âgé de 56 ans, il envisage de céder son fonds et de se retirer des affaires. C’est Charles Joseph Arsène BLONDIN qui prend la suite, celui-ci est déjà installé rue Jeanne d’Arc au n°20. Ce même personnage avait été déclaré en faillite par jugement du tribunal de commerce en 1859 (il faut croire qu’il surmonta ce revers de fortune). Juin 1865 voit la vente aux enchères du stock de marchandises de LECOINTE, qui le mois suivant annonce son association-passage de relais avec BLONDIN.

1878, BLONDIN déménage au n°8 de la rue des Albanais, dans la portion devenue la rue Isabelle Romée en 1958. La maison qu’il occupe semble des plus anciennes puisque, outre une porte cochère, elle est pourvue de baies géminées à linteau plein cintre formant tympan… Il s’agit de la partie arrière de la maison à « La Pomme d’Or », qui en 1823 donnait sur la rue de l’Eguillerie. Elle fut déplacée en 1923 place abbé Desnoyers (Lire à propos de cette maison l’excellent article écrit par Clément ALIX, paru dans le bulletin n°170 de la Société Archéologique et Historique de l’Orléanais - 2e semestre 2013).

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Commentaires : 1
  • #1

    Eric Millet (jeudi, 14 janvier 2016 18:42)

    Ci-joint un commentaire transmit en direct par Christian de VALENCE : Sur la maison à la pomme d'or, tu devrais signaler qu'elle fut l'habitation du père capucin Chérubin d'Orléans, du moins avant qu'il devienne capucin (voir BSAHO n° 170, article de Guillaume Blanchard).Ce sont d'ailleurs les recherches sur Chérubin d'orléans qui ont fait découvrir cet historique. D'heureuses circonstances ont permis de conserver la façade de cettte maison : comme elle avançait fort dans la rue, la mairie la fit démolir, et la façade fut remontée là où elle se trouve toujours. Et, les bombardements de 1940 ont justement démoli l'emplacement initial de cette maison, aisni que tous les alentours de la façade transplantée.