27 - Allons prendre un bain... en Loire !

Il existait au long du quai du Châtelet un établissement de bains… flottant, connu sous le nom des « Bains de la Rotonde ». en février 1833, ayant changé de propriétaire, les clients sont informés que les « cartes de bains » sous la raison MONIN-BRETON, ne seront valables que jusqu’au 1er avril. En avril 1841, lors de la débâcle de la Loire, c’est à dire au moment où la surface gelée du fleuve éclate, le bateau « soulevé par une masse de glaces, est resté tout penché, et il a fallu un travail considérable pour le redresser ». Au mois de mai de l’année suivante, il est à vendre : « Bains de la Rotonde flottant sur la rivière de Loire, pourvus d’un très-bon matériel et d’une excellente clientelle, à vendre à long terme et avec des facilité de paiement. s’adresser à Mad.veuve PEYRAT qui y habite (…) ». Septembre 1843, la veuve PAYRAT-MONIN passe une nouvelle annonce d’en l’espoir de vendre enfin… Juin 1844, le nouveau propriétaire, M. BENICK, donne avis qu’il a réalisé de nouveaux aménagement du fait de « la position actuelle d’Orléans et l’affluence des étrangers de tous les pays ». 1847, il est précisé que l’on y donne des bains de Vichy et des bains de Barèges inodores ! 1850, l’établissement est ouvert de 5h00 à 22h00, son directeur en est M. HÉRON. Au détour d’un avis de 1854, on découvre la pratique du bain à domicile, puisqu’il est demandé que « les personnes qui auraient des baignoires appartenant aux Bains de la Rotonde, sont priés d’en donner avis à cet établissement qui les fera immédiatement retirer ». 1855, M. Claude Julien RAYNAUD qui en est le propriétaire est obligé de le faire échouer « sur le rivage » pour en réparer les fuites. 1858, mise en vente par adjudication ; le successeur étant M. RAYNAUD-POLLI. Dans la nuit du 9 au 10 juillet 1860, les flammes ravagent le bateau qui coule au petit matin. M. BADINIER, le gardien, resté à bord ayant péri dans l’incendie. Septembre 1860, ce qui reste du mobilier est vendu… Fin des « Bains de la Rotonde ». Dès mai 1861, une école de natation s’installe à son emplacement.

Le 16 février 1917, un établissement similaire, les « Bains Jeanne d’Arc », est coulé par un « glaçon » de plus de 50,00m de long lors de la débâcle…

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