24 - Comment "Le Globe" a fini dans le caniveau...

En novembre 1860, M. DURET annonce l’ouverture prochaine du « Grand Café du Globe » en lieu et place du « Café du Commerce », il « vient de [le] faire agrandir du double de ce qu’il était auparavant ». Cet établissement est installé entre la rue Sainte-Catherine et la rue Neuve (alias Charles Sanglier), et donne sur le Martroi. 


Le 1er mai 1867 y débute Charles DUCROCQ « comique des casinos de Marseille et de Bordeaux ». En 1868, il s’y visite un musée anatomique… La même année, il est proposé à la vente par adjudication sous la dénomination de  « café-concert et hôtel meublé » ; il comporte trois billards, une estrade un piano, des décors, et le mobilier de « quatorze numéros loués garnis ». Mise à prix : 22,000 fr.

 

5 novembre 1869… Vers 7h00 du matin, « un garçon était occupé à enlever les volets de la devanture [du Café du Globe], lorsqu’il entendit un craquement au-dessus de sa tête. Des pierres et des gravois roulèrent autour de lui ; épouvanté, le garçon s’enfuit à la hâte, lâchant le volet qu’il tenait dans ses mains. Un nouveau craquement, accompagné d’un fracas horrible eut lieu, et la façade s’écroula entièrement sur elle-même (…). Un officier du 8e de ligne, occupant le 1er étage (…) n’eut que le temps de saisir un caban et d’enfoncer une porte vitrée (…) par laquelle il s’enfuit. Deux artistes du café-concert du Nord, habitant le second, purent également prendre la fuite, à peine couverts de quelques vêtements. Enfin, le plancher du troisième étage s’étant maintenu, le locataire, un ouvrier peintre, eut le temps de partir sans courir grand risque ».

C’est sans doute à la suite à cet accident sans victimes, que fut reconstruit l’immeuble visible sur les cartes postales du début XXème. C’est là qu’était la fameuse quincaillerie Croissandeau. Ce bâtiment fut à son tour démoli et remplacé par un nouveau, dans lequel se trouve le magasin « C & A ».

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