22 - A toute vapeur !

Qui ne connait pas le fardier de Nicolas Joseph Cugnot ? Vous là-bas près du poêle dans le fond de la classe?! Donc... Dans les années 1770, cet ingénieur militaire conçoit et réalise un fardier (véhicule pour les charges lourdes, donc… les fardeaux) qui se déplace à l’aide d’une machine à vapeur ! 

Fardier de Cugnot (1771)

Et maintenant… Qui connait Adolphe Joseph Florin ? Heu… Sans être pessimiste, je crois pouvoir dire personne. Et pourtant… Né à Wattrelos (59) en 1820, ce typographe de profession, s’installe à Orléans au n°22 de la rue de Limare. Le 10 juillet 1857, il dépose un brevet de quinze ans pour un « Chemin de fer portatif », et ce pour la France, l'Angleterre, la Belgique, "et les principaux états".


Le dimanche 14 février 1858, une démonstration a lieu : « La foule suivait une voiture de forme étrange, sur laquelle avaient pris place une douzaine de personnes. (…) La voiture de M. Florin, imprimeur-mécanicien, (…) porte ses rails avec elle, c’est à dire que les roues de cette voiture sont entourées de rails circulaires à articulations, par conséquent sans fin ». L’ancêtre de l’auto-chenille ?


Le 23 mars 1860, un nouvel essai est programmé, cette fois la voiture « a reçu une petite machine à vapeur de la force de trois chevaux, et a subi dit-on, d’autres modifications qui assureront la régularité et la sûreté de la marche » et il semble que « l’inventeur est bien près de résoudre définitivement le problème de la locomotion à vapeur sur les routes ordinaires ».


Mais que s’est-il donc passé ? L’homme est devenu entrepreneur de sciage et de battage. En 1872, il fait  faillite, soit quinze après le dépôt du brevet… Etait-il trop en avance ? Ou n’a t-il pas su résoudre diverses difficultés techniques et/ou financières ?

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