21 - Hôtel des Postes et Télégraphes

Vue en direction de la rue du Tabourg

Par une lettre du 30 août 1894, le directeur général des postes signalait « que le service était trop à l’étroit à Orléans ». Le projet de construction d’un nouvel Hôtel des Postes et Télégraphes est lancé. On se doit de lui trouver un emplacement digne et central. Est envisagée la rue de la République, mais les terrains y sont trop chers. On porta les regards vers l’emplacement de la Maison à la Coquille, qui échappa à la démolition car trop éloignée du centre. La solution retenue fut celle du Marché de la Porte-Renard, condamné du fait de la création des nouvelles halles couvertes au Châtelet. 1896, l’idée d’un concours architectural est adoptée, puis rejetée en 1897. Ce sera l’architecte parisien Jean-Marie Boussard qui en définira la forme de style néo-renaissance. La façade devant être réalisée en pierres d’Anjou, en briques rouges de Chartres, et comporter des médaillons sculptés représentant divers dessins de timbres. 

Vue en direction de la rue des Carmes

Février-avril 1899, les travaux son adjugés à :

  • Terrassement-maçonnerie : Couturier-Moulinet de Cléry.
  • Charpente-menuiserie : Barré frères d’Orléans.
  • Plâtrerie : Benoni Gaultier d’Orléans.
  • Couverture-zinguerie : Pavard frères d’Orléans.
  • Ferronnerie : Daniel Bourgoin d’Orléans.
  • Peinture : André fils de Blois.

Vue de la façade depuis la rue de la Hallebarde

Dès 1899 les travaux débutent, on en profite pour débattre sur l’opportunité de prolonger la rue Jeanne d’Arc vers la rue des Carmes. Le 8 mars 1900, alors que les sous-sols sont terminés et le premier étage déjà élevé, on pose la « première » pierre de façon officielle. L’inauguration se fera le 17 juin 1901.

Déblaiement des gravats des bombardements

Le bâtiment survivra aux bombardements qui ravageront les pâtés de maisons environnants, mais nullement à l’urbanisation des années 60-70, il sera remplacé par le « magnifique » immeuble de la CPAM…

Le nouvel Hôtel des Postes à droite de l'ancien

Écrire commentaire

Commentaires : 0