12 - La maison du Coq

A l’angle de la rue Porte-Madeleine n°48 et de l’impasse du Coq n°1, il est un immeuble de briques et pierre datant de 1910.


Les reliefs du côté de l’impasse sont des plus intéressants. La porte est enchâssée dans une baie en plein cintre (demi cercle) qui comporte deux sommiers, deux claveaux, mais pas de clef (pierre centrale).

 

Le sommier de gauche représente un chien et celui de droite un chat. Le claveau de gauche semble figurer un corbeau et celui de droite un coq. Ce dernier, fièrement campé sur ses pattes, ai une copie quasi conforme de celui que l’on trouvait alors au revers des pièces de 10 et 20 francs or.


Au-dessus de la porte, dans le bandeau de briques, trois reliefs (dont deux symétriques) :

  • Une grenouille faisant face à une tourterelle (ou pigeon ?).
  • Un hibou encadré de deux grenouilles.

Si il y a une signification à cette représentation, elle m’échappe…


A tout cela s’ajoute des mosaïques à motifs floraux.



Qui a fait bâtir cette maison ? Mystère ! En 1913, elle appartient à un certain Géraud VIDAL (1861-1920), entrepreneur en plâtrerie-plafonneur, demeurant alors au n°9 du faubourg Saint-Jean. En cette même année, ce personnage haut en couleur, fait l’objet de plusieurs articles dans la presse. 


Invité à régler sa taxe sur les eaux, d’un montant de 77,45 fr., notre homme découvre qu’il doit en sus 4,00 fr. pour frais, alors que d’autres n’ont pas ce surcoût. Il refuse tout net de régler ! Le Journal du Loiret d’écrire : « Vous connaissez M. VIDAL. Ce n’est pas un homme à se laisser marcher sur les pieds comme dit l’autre ».


On fait l’inventaire de ses biens, il est à deux doigts d’être saisi mais ne cède pas : « Je suis venu à Orléans (…) avec un sabot et un soulier… Saisissez donc le soulier, pendant que vous y êtes ! »


L’homme a une forte tête et s’oppose à l’administration municipale, représentée par le maire « M. RABIER, qui a une peur terrible du ridicule ».


L’affaire ira au procès... Procès que perdra le têtu Géraud VIDAL. Combat du pot de terre contre le pot de fer...

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