11 - Les lépreux de l'hôpital, c'est... Vital !

En mai 1860, un montage financier est mis en place pour terminer la chapelle de l’hôpital, laissée en plan, en l’occurence ceux de l’architecte Jacques V GABRIEL (1667-1742), depuis le début du XVIIIème siècle. Soit, depuis beaucoup trop longtemps ! 


C'est le sculpteur Vital DEBRAY (1813-1892), dont je vous parlerai plus longuement lors d’un prochain billet, qui est choisi pour réaliser :

  • Deux têtes de chérubins au-dessus de la rose du pignon.
  • Un bas-relief (symbolisant la Charité) et deux médaillons (la Vierge et le Christ), le tout réalisé en bronze et placé dans la porte principale.

A quoi il faut ajouter…

  • « De grandes figures sur les rampans du fronton (symboles de la Foi, de l’Espérance et de la Charité) ».

 

La chapelle fut bénie le 23 mars 1864 par Mgr. DUPANLOUP (1802-1878), alors évêque d’Orléans.


100 années sont passées entre les deux clichés

« Le bas-relief, [c’est] la Charité, sous toutes ses formes, qui en est le sujet. (…) Au centre, le Christ, dont la tête est environnée de rayons, tend une main secourable aux malheureux qui l’implorent. A droite, le prêtre, sous les traits de saint Charles Borromée, patron de la chapelle, donne le viatique à une mourante, soutenue par une soeur de Saint-Vincent-de-Paul. Près de là sont groupés (…) un vieillard aveugle conduit par un enfant, et un soldat, glorieux mutilé des champs de bataille de Crimée ou d’Italie. Les personnages occupant la gauche du bas-relief rappellent que Jésus s’était aussi déclaré le protecteur des enfants (…). »


Médaillons de la Vierge et du Christ, dit Ecce homo

C’est du groupe au fronton dont il est question ici. Il a été déposé, à une date qui m’est inconnue, et relégué aux oubliettes à l’arrière de l’hôpital, le long du boulevard Jaurès (on peut apercevoir le « tas de pierres » à travers les grilles). Si les bronzes et les chérubins ont survécus aux outrages du temps, il en est tout autre pour pour la Foi, l’Espérance et la Charité… Dont on ne peut que constater qu’ils sont irrémédiablement perdus.


Sans Commentaires… « Requiescat in Pace »… (alias RIP)

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Commentaires : 3
  • #1

    jeandler (mercredi, 19 août 2015 08:43)

    Aurait peut-être besoin d'une restauration ?
    Décidément Gabriel n'a pas eu beaucoup de chance avec Orléans : son projet de façade de la cathédrale abandonné; celui-ci ... et quoi d'autre encore ?). Trop cher architecte sans aucun doute pour les Orléanais.

  • #2

    Heude Bernard (mercredi, 26 août 2015 15:07)

    Je suis encore une fois ébahi par les découverts d'Eric et ses recherches. Merci encore.

  • #3

    cricri (jeudi, 10 septembre 2015 19:41)

    Les statues perdues et que dire des éléments décoratifs de la porte metallique
    de la chapelle qui ont disparus par manque d'entretien et qui tombaient sur le trottoir rongés par la rouille. Bonne continuation Eric.