6 - Un peu de retenue, que diable !

Notre cathédrale Sainte-Croix cache en son choeur, enfin plutôt à son chevet (côté est donc), une menace de punition divine gravée dans la pierre. L’homme ayant des besoins naturels, qu’il se doit de soulager quotidiennement, tout en éprouvant la nécessité de s’isoler un minimum pour être tout à fait à l’aise à son affaire. Pas la peine de vous faire un dessin explicatif je pense…Toujours est-il que l’on peut lire la chose suivante à plusieurs endroits :

Comment ? Saint-Paul jouant à Monsieur-pipi protecteur des lieux consacrés ? Pas du tout… Je me suis donc penché sur la question. Il s’avère que c’est une version revue et corrigée, adaptée aux besoins de circonstance, du premier épitre de Saint-Paul au Corinthiens (pour être tout à fait précis : chapitre 3 - verset 17) qui disait initialement : « Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira, car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes vous-mêmes ».


Entre souiller et détruire, il me semble exister une légère nuance… Mais ne dit-on pas que les voies du seigneur sont impénétrables ?


Comme cette menace divine ne devait pas être suffisamment dissuasive, il a été ajouté un glacis de pierre pour tenir à distance le mécréant (partie colorisée de la photo).

Cette problématique sanitaire n’est pas nouvelle et reste cependant d’actualité. Je me permets de vous suggérer un article à ce propos sur une technique révolutionnaire… Article à lire

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