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Du 21 juin au 21 septembre 2016, pause estivale du Vieil Orléans...

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52 - Le Jardin des Plantes ... Sujet de polémiques ?

Vue aérienne du Jardin des Plantes dans les années 60

Qui, en traversant le pont Joffre, pour atteindre les boulevard, n’a jamais vu le bâtiment de l’Hôtel Mercure ? Vous savez… Cet immeuble de plusieurs étages… Celui que des riverains un peu trop à l’ombre estimaient trop haut… Non… Non… Je ne vais pas aller sur ce terrain là ! 

 

Enfin plutôt si… 

 

Avant cet hôtel, il existait un autre bâtiment qui abritait le Mont de Piété, lequel était à l’origine un entrepôt des douanes. Encore avant, à cet endroit, il y avait le jardin de la ville, autrement dit le jardin des plantes, alias le jardin des apothicaires.

 

De nos jours, on polémique beaucoup… Trop ? Pas sûr ! Mais, ce qui est certain, c’est que ce n’est pas nouveau !

La Porte Saint-Laurent derrière laquelle était le Jardin de la Ville. Au loin le clocher de Notre Dame de Recouvrance, le pont Royal (alias George V) et les quais en direction de Blois

En 1640, « Les apothicaires d’Orléans obtiennent des magistrats la permission de former un jardin de plantes indigènes et exotiques sur l’emplacement intérieur du ravelin Saint-Laurent ». On y ajoutera une « salle de réception avec perron sur une terrasse [dominant] la Loire », ainsi des serres chaudes, une glacière, etc.

 

Nous voici en 1831, quand patatra… Si ce n’est abracadabra ! On envisage de déménager le Jardin des Plantes à l’emplacement… du cimetière Saint-Laurent ! 

L’année 1832 accélère le mouvement, puisqu’Orléans est l’une des villes retenue pour accueillir un entrepôt des douanes. L’emplacement idéal ? Celui du Jardin des Plantes comme de juste !

 

Un terrain sera acheté au Clos Guinegaud pour y construire le nouveau jardin. Des voix s’élèvent pour protester plus que vivement ! Les conditions du transfert des plantes ne sont absolument pas idéales ! 

 

En 1835, M. TRANSON-GOMBAULT, pépiniériste, émet les observations suivantes :

 

- Le sol est mauvais.

- Le voisinage de deux routes le couvrira de poussières.

- Le lieu est exposé aux vents du nord et du nord-ouest.

- Et de plus, il n’est pas à l’abri des inondations…

 

Peu importe… C’est décidé… Et il en sera fait ainsi !

L'entrée du Jardin des Plantes

La serre et l'Orangerie

En 1835 les travaux sont adjugés et là commencent les déconvenues… On constate des défauts de construction : l’une des pilastres s’est rompue. En 1836, une bourrasque de vent découvre la serre. Etc. etc.

 

Extrait d’un article du Journal du Loiret qui dresse un tableau pas franchement flatteur du chantier :

 

« On sait que les piliers de la serre, construits en pierres tendres mises d’aplomb à grand renfort de calles de bois et de pierre dure, repris deux fois en sous-œuvre, s’affaissèrent deux fois sur eux-mêmes et compromirent la solidité de l’édifice. Les pierres fendues furent remplacées par d’autres, et tout fut dit. Vint ensuite le menuisier, qui posa ses portes et fenêtres. Mais tant avaient été travaillés, grattés, taillés, les piliers pour les consolider, que châssis et montans desdites fenêtres et portent se trouvèrent trop étroits et de purent remplir exactement les feuillures creusées pour les recevoir. A cela on remédia en remplissant les vides par des petites tringles de bois. C’est bien, par-dessus on mettra du plâtre et de la peinture, et le public n’y verra rien (…) ».

 

En 1837, « Les nouvelles serres du jardin des plantes, non encore achevées, s’écroulent ou à peu près, des châssis en bois vermoulu sont posés, tout cela est de notoriété publique » de même que « Le plafond de la serre du Jardin des Plantes est tombé en partie, parce que, vu la détestable construction de la couverture, les eaux pluviales ont filtré sur ce plafond et ont tellement imbibé le plâtre qu’elle lui ont fait perdre sa solidité »

 

Et… Cerise sur le gâteau à laquelle notre actualité fait écho…

 

La crue de la Loire en octobre 1846

 

« La serre du jardin des plantes a fait d’énormes pertes. Les plantes les plus rares sont totalement détruites. L’herbier de M. DELAIRE (jardinier en chef), qui était resté dans la serre et qui contenait beaucoup de raretés botaniques, a été déchiré par l’eau. Tous les échantillons sont détruits. C’est une perte irréparable ».

 

Il en sera de même en 1856 et 1866…

Crue de la Loire, 3 juin 1856

Aujourd’hui, si on en croit Mag’Centre, l’orangerie et des serres tropicales seront « susceptible d’accueillir des manifestations et des des réceptions dans un cadre luxueux »…. « Aude de Quatrebarbes, adjointe au maire chargée notamment des parcs et jardins, ne souhaite pas confirmer, (…) le projet sera annoncé et détaillé cet été ».

 

Surprise !!! et... A la rentrée de se revoir.

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51 - Au Fil de la Vierge

N°8 place du Martroi

Aujourd’hui, nous allons porter notre regard sur un immeuble de la place du Martroi, non pas dans la partie principale, mais dans ce coin tout là-bas en retrait...

 

En ce lieu, les habitants du quartier y trouvent de quoi se sustenter, mais jadis, naguère, autrefois… Il y avait là un magasin de mercerie nommé « Au Fil de la Vierge »...

Le "coin" de la place du Martroi (avant 1855 : on peut remarquer la statue de Jeanne d'Arc par Gois, aujourd'hui aux Tourelles)

Vers 1860, « Au Fil de Vierge » était situé dans l’axe de la croupe du cheval de Jeanne d'Arc... au n°47, et portait alors le nom de « Au Dauphin ».

 

Cet établissement passera entre les mains de M. PAQUOT-LEVASSOR, de MM. DEVAUX et PRAD, et puis de M. Louis LEGENDRE.

 

C'est ce dernier qui transfère la boutique au n°8, le 2 février 1886, là où nous sommes arrêtés. Les lieux avaient été réaménagés. Le but ? Proposer un magasin de nouveautés tout à fait moderne. Pour ce faire,  on va créer un balcon de 80cm de large par… 21,00m de long sur toute la façade !

N°8 place du Martroi

Facture des années 1870

Annonce de 1886 (Le Journal du Loiret)

A gauche le n°47 et à droite le n°8 place du Martroi

Réclame de 1913 (Le Journal du Loiret)

En 1920 un fait divers anime la vie orléanaise. On juge aux assises d’Orléans la veuve P***

 

Cette ex-employée « Au Fil de la Vierge » avait détourné pour un peu plus de 13,500 fr. de marchandises, de janvier 1918 jusqu’à son arrestation en juin 1919. Elle se présente à son procès « accompagnée d’une infirmière. Vêtue de noir, elle gravit, péniblement, les quelques marches qui conduisent aux box des accusés en respirant un flacon d’éther ». La dame est à l’article de la mort semble t-il…

 

Elle avait épousé, étant à l'agonie sur son lit d’hôpital, un « américain », l'un de ces blessés de la Grande Guerre, lequel viendra à la barre équipé de ses béquilles pour réclamer à cors et à cris qu’on lui rende son épouse ! La plaidoirie du mari, manifestement plus efficace que celle d’un avocat, permettra à l’ex veuve P***, devenue Mme Ph***, d’être acquittée.

 

En réalité l’américain n’était que belge et les béquilles des accessoires pour son rôle de composition… 

 

 

En 1935, le « Fil de la Vierge » est remplacé par un garage automobile Renault…

Le garage Renault installé en 1935

Le fronton où était inscrite le nom de l'enseigne "Au Fil de la Vierge" où l'on peut décrypter la trace du "Garage du Martroi", avec une bonne lumière rasante

Vous voyez ?

Clé du fronton à cartouche et rinceaux

Jambage droit du fronton

Détail du balcon de 1885/1886

Panneau du garde-corps du balcon : palmette Louis XIV en son centre entourée de rinceaux

Détail de la corniche

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50 - "Jean Zay" un peu plus...

Avant-guerre était loué un local, au n°7 de la place Sainte-Croix, qui servait alors d’Ecole Supérieure de Jeunes Filles. Mais… je ne suis pas sûr que ce soit le pavillon jumeau de l’Institut : à débattre !

 

Toujours est-il qu’en 1931 sont établis les plans d’un nouvel établissement, lequel est prévu pour venir se placer le long du ci-devant cimetière Saint-Vincent, notre Parc Pasteur. 

Trois architectes se sont penchés sur son berceau pour le concevoir : MM. LAVILLE, PAILLARD et GARAPON ; ce dernier sera remplacé par M. DUBLIN. 

 

Le budget de 13,000,000 de francs est approuvé par le ministère en 1934. L’année suivante, les travaux sont adjugés et débutent… pour s’éterniser ! Nous sommes en 1936 et les grèves rythment la vie des français… Quoi de neuf 80 ans plus tard ?!

 

 

En 1939, c’est l’ouverture… à la fois de l’Ecole et des hostilités ! L’Europe, qui jusque là vivait sur des charbons ardents, s’embrase.

La paix revenue, ce lieu deviendra le Collège Jean Zay en 1949, transformé depuis en lycée…

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49 - Les quatre saisons...

De l’autre côté du boulevard Rocheplatte, c’est-à-dire hors ville, au début de la rue Chanzy, et pour être tout à fait précis au n°7, il existe l’une de ces belles maisons néogothique que l’on retrouve un peu partout à travers la ville.

Construite vers 1890, elle fut habitée par le comte Gustave BAGUENAULT de PUCHESSE jusqu’à son décès en 1922. Auparavant il logeait en son hôtel dans le haut de la rue Bannier, où il vivait avec son épouse Marie Thérèse Benoîte DESCOURS. Cette maison a disparu lors de la construction de la nouvelle église Saint-Paterne.

 

Si la maison au n°7 de la rue Chanzy offre toutes les caractéristiques du style néogothiques avec son appareillage en harpe, fait de pierres et de briques au motif losangé, son linteau de porte en accolade et ses pinacles à fleurons, ses fenêtres à meneau, et bien d’autres détails, elle présente surtout des culots, au niveau des fenêtres du rez-de-chaussée, illustrant les quatre saisons.

 

De plus, je vous invite à jeter un oeil sur l’arrière de la maison du côté de la rue du commandant Arago…

La porte d’entrée avec son linteau en accolade et ses pinacles à fleurons

Le printemps, temps du renouveau

L’été, temps des moissons

L’automne, temps des vendanges

L’hiver, temps des froidures

Avant la rue Chanzy : le drame

 

Le 23 août 1884, les époux BAGUENAULT de PUCHESSE « descendaient la rue Bannier, dans une voiture panier attelée d’un cheval » accompagnés de leur domestique François DESMAISONS. « En face de l’Hôtel du Loiret [au bas de rue Bannier], le cheval prit peur et s’emballa ». Alors qu'ils arrivaient place du Martroi, la roue de la voiture heurta le piédestal de la statue de Jeanne d’Arc, « il s’ensuivit un arrêt tellement brusque que la voiture se rompit et que les trois personnes qui s’y trouvaient furent projetées (…) sur le soubassement en pierre ». Le domestique décède peu de temps après. On pense un temps que Mme BAGUENAULT de PUCHESSE se remettra de cet accident, mais il n’en fut rien, elle rendit l’âme trois jours plus tard…

 

Gustave BAGUENAULT de PUCHESSE était avocat à la cour d’appel de Paris et docteur ès lettres, président de la compagnie des forges et fonderies d’Alais, membre du Comité des forges de France, administrateur de sociétés, catholique social et républicain libéral dès 1870, candidat à la députation face à Mgr Dupanloup, maire de Sandillon de 1900 à sa mort, rédacteur au Correspondant et au Journal des débats (de 1890 à sa mort), historien, correspondant de l’Institut, membre du comité des travaux historiques et scientifiques, président de la société de l’Histoire de France, président de la Société archéologique et historique de l’Orléanais, spécialiste du XVIe siècle français.

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48 - Ca va saigner !

Si elle est bleue aujourd’hui, on l’imagine plutôt rouge… Ca débute comme une devinette, mais ce n’en est point une. De quoi je cause ? Je vous parle d’une boucherie ! Pour les tintinophiles cela évoque de suite « Non, monsieur, c’est la boucherie Sanzot ici… » (voir « Les bijoux de la Castafiore » p.5). 

Nous voici arrivé au n°37 de la rue de la Tour Neuve.

Bref, revenons à nos moutons, ce qui est une admirable transition pour évoquer les deux têtes de bélier que l’on peut admirer de chaque côté de cette devanture ; celles-ci semblent être en fonte et le tout a été réalisé par la société « REVILLON & CHAUMONT ». 

La société « REVILLON & CHAUMONT » était basée, à l’origine, au 139 de la rue Saint-Antoine à Paris. Créée le 29 août 1885, elle avait obtenu une mention honorable lors de l’exposition universelle de 1889. Ce qui nous permet d’avoir une datation approximative de l’objet de notre curiosité du jour.

Qui dit boucherie, dit forcément boucher ! Là, nous croisons la route de Denis Geoffroy Célestin ROBERT (1865-1910) dit Ernest. Pas la peine de me demander pourquoi : je-ne-sais-pas. Il se trouve juste que c’est son prénom d’usage. Il semble que ce personnage ait exercé  sa profession au n°35, et non au n°37, à partir de 1892. A son décès, sa veuve poursuit l’activité bouchère, j’ai nommé Aimée SEPTIER (1870-1957). Puis ce sera le tour du fils, André (1901-1961) et de son épouse Juliette Lucienne Eva SAMSON (1901-1980).

 

Sauf que, si l'activité a bien débuté au n°35, elle a ensuité été transférée au n°37. Peut-on supposer que la devanture a été démontée puis remontée ? Pas du tout ! Compte-tenu des dimensions, ca ne colle pas. Conclusion, elle a été belle et bien mise en place au n°37. Autre point, c'est en 1899 que le fameux "Ernest" a acquis le n°37.

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47 - Jeanne, ma Sainte Jeanne... N'entends-tu pas des voix ?

Pour rester dans le thème de Jeanne d’Arc, on sort tout juste des fêtes qui célèbrent « La Pucelle », je vous propose de porter votre regard sur un immeuble dans la rue qui porte le nom de la « Sainte ». C’est devant le n°9 qu’il faut s’arrêter, et justement c’est Jeanne qui vous observe du haut de la clé de linteau du porche.

Si par bonheur les doubles vantaux sont ouverts, je vous invite à oser jeter un oeil, en toute discrétion, vers le plafond du passage. Il est encore dans son jus et offre aux regards un décor peint qui récompensera votre curiosité… Tout au fond, des reliefs aux faux-airs de frise du Parthénon.

Le 26 juin 1846, à cette adresse, s’ouvre le « Café de la ville », à l’initiative de Victor CATHERINE, un limonadier originaire du Calvados qui vient de quitter le « Café du Loiret ». Cet établissement était situé à gauche de la façade du théâtre, c’est-à-dire aujourd’hui celle de l’hôtel de ville.

 

Le lieu devient l’endroit à la mode, ses multiples animations et soirées en font le point de ralliement  de la bonne société locale. 

 

Vincent CATHERINE s’associera avec un autre limonadier, Charles Joseph BOTTO, en 1849. Ce dernier cède le café à un certain M. VINCENT en 1862.

 

Fin 1861, les époux BOTTO ont loué, pour dix ans, auprès de la municipalité, un terrain situé sur la place Bannier, actuelle place Gambetta. Ils y construisent un pavillon surnommé « Le Chalet », constitué de « deux bâtimens se tenant et consistant en : salle de café, salle de concert, cabinet, cuisine,cage d’escalier, chambres hautes avec greniers perdus ; petits jardins au levant et au couchant entourés de grillages et plantés d’arbres d’agrément »

 

Folie des grandeurs ou défaut de rencontre avec sa clientèle, « Le Chalet » mène Charles Joseph à la faillite en 1866. 

 

 

Quant au « Café de la Ville », il poursuivra sa glorieuse destinée jusqu’au début du XXème siècle, époque où il disparaitra des lieux au profit d’une boutique d’habillement. La rue Jeanne d’Arc vient à son tour d’être mise à bas de son trône de rue à la mode par celle de la République.

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46 - La chapelle Saint-Jacques

Qui ne s’est pas promené un jour dans les jardins de l’Hôtel de Ville ? Qui n’a pas été surpris d’y voir remontée la façade de la chapelle Saint-Jacques ? A part les blasés…

La chapelle Saint-Jacques fut construite vers 1155 à l’époque où le futur Charles VII habitait le Châtelet, lequel roi venait d’effectuer un pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle. Il semble que cette chapelle fut l’une des premières construites sur le chemin des pèlerins. Reste que… Son origine est incertaine !

Ce qui est moins incertain, c’est qu’entre 1562 et 1567, au moment des guerres de religion, les protestants « arquebusèrent la façade », démolirent une partie du clocher, lequel était surmonté d’une statue de Saint-Jacques en plomb doré, et pour faire bonne mesure, mutilèrent le cadran de l’horloge…

Côté de la rue des Hôtelleries démoli à la fin des années 1880

Donnant sur le quai du Châtelet, l'angle disparu de l'immeuble devenu Empreinte Hôtel

En face, la rue de la Pierre Percée et la Maison à la Coquille

Vendue en tant que bien national à la Révolution, elle devint un dépôt de sel. En 1849, le Préfet du Loiret annonce son intention d’y installer un musée. En 1850, le ministère de l’intérieur la rend à sa destination primitive… L’affaire traîne en longueur… Il faut dire que la paroisse Saint-Donatien, dont elle dépend, n’est pas très enthousiaste à l’idée d’avoir en charge ce fardeau qui lui est bien inutile. Elle redevient donc un atelier/entrepôt.

 

 

Arrivent les années 1880 et le bouleversement du quartier pour la construction des Halles. La rue des Hôtelleries, sur laquelle donne la chapelle, doit être élargie, ce qui condamne de fait à la démolition la chapelle. Il est entreprit de démonter celle-ci pour la reconstruire là où nous pouvons la voir aujourd’hui. Lors des travaux, on trouva un pot qui contenait un mot écrit en latin se traduisant par « il est insensé de travailler pour rien »…

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45 - La plus ancienne vitrine ?

Qui n’a pas fait du lèche-vitrine ? Eh bien, pour ma part… J’ai opté pour du observe-vitrine ! Ce n’est pas hyper tendance… Ca vient juste de sortir ! Le concept est simple, puisque cela revient à se promener le nez en l'air et à se dire : mais qu’est-ce donc ce que je vois ?!

 

 

Rue du Colombier, au n°28, j’avoue avoir eu un flash ! Un moment d’extralucidité ? Presque ! Il m’est revenu à l’esprit une lecture passée. Un de ces nombreux livres numérisés que l’on peut consulter en ligne sur le site de la BNF ; GALLICA pour ne pas le nommer !

Cette vitrine me semblait avoir de beaux restes de l’époque Restauration, soit entre 1815 et 1830. Prise de photos, comparaison avec mes sources bibliographiques, et… Bingo ! 

 

 

Je n’ai pas résisté au plaisir de tenter une restitution. Un mixte (im)probable entre deux vitrines parisiennes du faubourg et de la rue Saint-Antoine. J’ai poussé le vice jusqu’à user de l’orthographe d’alors. Ca fait très prétentieux, mais c’était pour le plaisir.

Extrait de la planche n°56 - BURY, Modèles de menuiseries, Paris, Bance aîné, 1825 - Disponible en ligne, en deux versions, sur Gallica (il suffit de cliquer sur ce lien et d'effectuer la recherche adéquate avec le titre)

Extrait de la planche n°59 - BURY, Modèles de menuiseries, Paris, Bance aîné, 1825 - Disponible en ligne, en deux versions, sur Gallica (il suffit de cliquer sur ce lien et d'effectuer la recherche adéquate avec le titre)

A la fin du XVIIIème siècle, la parcelle, où se situe le bâtiment actuel, appartient au Sieur LANDRÉ. En 1823, le propriétaire en est un certain NIORD, plâtrier de profession. Deux candidats possibles, le premier se prénomme Jérôme et il est bel et bien plâtrier, quant au second, fils du premier, ses prénoms sont François Jérôme, et il est marbrier de profession. D’où le clin d’oeil dans le nom de l’enseigne pour lequel j’ai opté dans ma restitution.

 

 

Malheureusement pour lui, François Jérôme s’éteint en 1824 à l’âge fort jeune de 37 ans. C’est sa veuve qui reprend l’activité, avec par la suite l’aide de leur fils Louis Pascal Casimir. 

Journal du Loiret, annonce de 1840

L’atelier est cédé à François GRISON, lequel déménage son activité en 1864 au n°12 du boulevard du chemin de fer ; actuel boulevard Alexandre Martin… 

Journal du Loiret, annonce de 1840

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Deux toiles de Lubin BAUGIN (1610-1663)

Orléans - Il a été mis en vente aux enchères le 15 avril 2016, à Paris, chez Millon et associés, deux toiles de Lubin BAUGIN (Pithiviers 1610 - Paris 1663), qui furent exposées en 2002 au Musée des Beaux Arts d’Orléans.

Les saints Barthélemy et Mathias 

Les saints Philippe et Thaddée 

Paire de toiles (restaurations) : 35,5 x 36 cm

 

Provenance : sur le marché de l’art parisien en 1992. 

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